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    MES POEMES A THEMES : Marche funèbre


     

    Marche funèbre

     

    Vivre a la cadence d'’une marche funèbre
    La mort a entrouvert les battants des ténèbres
    Projetant sans appel les corps poussiéreux
    Vers l'avide néant aux méandres terreux

    Contre le sort fatal la révolte est démence
    Le messager macabre a banni l’insouciance
    Du cœur en deuil précoce altéré la candeur
    Des rêves arcs-en-ciel attisant sa grandeur

    L’âme martyrisée par les vapeurs morbides
    Se meut péniblement dans un élan turbide
    Trahissant la terreur étouffant les passions
    Et tous les vifs instincts objets de compassion

    Le baiser de la mort a réduit la cadence
    Alourdi l’avancée des corps en décadence
    Comme des morts-vivants, sous la voûte étoilée
    Ils s’engouffrent déjà dans le spectre voilé

     


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    APHORISMES

     

    La quête chimérique

    Les pieds ancrés dans le Sud
    Il scrute le Nord
    Aux éclats flavescents
    Le mirage est sa boussole
    Il avance dans le tourbillon
    Animé par l’étincelle de survie
    Fuyant la mort la misère l’oppression

    Cœur desséché
    Ame en exil
    Rêves en cendres
    Il est le vagabond mortifié
    En quête de l’ univers magnifié
    Est-il un paradis
    Dans le meilleur des mondes

    Trêve d’utopies
    Souffle le vent
    Partout l’humain est asservi
    Le malheur l’horreur
    Endeuillent la Terre
    l’injustice la cruauté
    saignent les coeurs

    Mais le voyageur en transe
    Est atteint de surdité
    Guidé par l’instinct
    Fouetté par le passé
    Accablé par le présent
    Obsédé par le futur
    Il se traîne vers son eldorado

     


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    MES POEMES A THEMES :Liberté

     

    LIBERTE

     

    Sur le rude chemin de déesse Liberté
    Eprouvés par la marche aux imposants obstacles
    on renonce à conquérir ce fabuleux miracle
    Cédant devant l’appât de la facilité

    Echouant dans les rets de vaines illusions
    L’être en captivité effleure l’existence
    Sans Voir, ni Etre ce qu’il est vraiment d’essence
    Condamné à sévir dans l’âpre confusion

    Porté par des courants aux dérives scabreux
    Façonné tels d’anciens païens adorateurs
    Sous le joug de démons  affreux conspirateurs
    Un pantin malmené par des vents ténébreux

    Car sans les grands pouvoirs de déesse Liberté
    Lumières du coeur, procurant assurance
    On erre dans l'abject gouffre de l’ignorance
    Loin des monts souverains de la Maturité.


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    Entre les hauts et les bas

     

    Quand je contemple de là-haut
    La vie d'ici-bas
    Avec ses hauts et ses bas
    J’ai un haut-le-cœur
    Qui me plonge si bas
    Au fond d’un abîme
    Où je me sens bien bas
    J’erre de bas en haut
    Puis de haut en bas
    Dans l’espoir de toujours
    Remonter plus haut
    Avec cette sensation pénible
    D’être tombé si bas.
    Je refuse chaque fois
    De mettre bas les armes
    M’efforçant haut la main
    De marcher le front haut
    En me disant tout bas :
    Haut le cœur !
    A bas le défaitisme !
    A mesure que je m’élève haut
    Émergeant de ces lieux bas
    Que j’arrive au bout de mes peines
    Sous un ciel haut en couleur
    Je commence à voler haut
    Vers des sommets peu bas
    Où l’âme se complaît
    A méditer sur les maux d’en bas
    Et les aléas de chuter d’en haut


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    ENTRE LE REVE ET LA REALITE

     

    Entre le rêve et la réalité
    Un labyrinthe frappant de splendeur
    Aux appas trompeurs, grouillant de rôdeurs,
    Est incertaine la finalité
    Mais on s'y accroche

    Entre le rêve et la réalité
    Parade gaîment la douce espérance
    Et son cortège de désirs intenses
    Courtisant sans fin la fatalité
    Loin des anicroches

    Entre le rêve et la réalité
    Des voeux avortés jonchent les dédales
    De folles passions gisent sous les dalles
    Martyrs des leurres de la cécité
    Mais on ne décroche

    Entre le rêve et la réalité
    Un pont étalé sur un fil fin d'or
    Qu'un coeur pur franchit tel un prompt condor
    Pour étreindre enfin la félicité
    Parfois c'est si proche


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  • POEMES D'AUTEURS

     

    A la recherche de l'être perdu

     

    La vie,
    frénétique courtisane
    traqueuse redoutable
    A aspiré le souffle frais
    De l’âme frileuse
    Spolié les rêves timides
    De l’enfant happé
    Par la majesté de ses apparats
    Et sa cour endiablée
    La vie a dépouillé le corps de sa substance
    Comme on ravit à la fleur son essence
    Insufflé ses désirs tentaculaires
    Projeté l'être
    Au sein du gouffre béant de la vanité
    Pour à soi-même se prouver, s’éprouver
    sans cesse flattant l'ego flottant
    Dans mes yeux floués par le mirage
    Scintille parfois
    sa sérénité éphémère
    Mais souvent y danse le spectre
    De sa voracité virulente
    la vie a englouti mon être
    tel un tourbillon marin
    l’enfance a fui, ravie
    la jeunesse a suivi, inassouvie
    Même si son emprise
    Avec le temps s’affaiblit
    Elle vient encore en farouche amante
    Profaner mes heures zélés
    A restituer le puzzle du boîtier
    Reconquérir les forces éparpillées
    toutes les volontés étiolées
    recouvrer peu à peu l'entité perdue


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  • Souffrance

     Souffrance, souffle aux relents infâmes
    La lie gisant au tréfonds de l’âme
    Où de ses sillons montent les vapeurs
    Du chagrin trempant dans l’âpre torpeur

    La face morne drapée de pénombre
    Elle se tapit sous les hauts décombres
    Fatras fielleux d’élans avortés
    Pertes déplorées sorts mal supportés

    Spectre sévissant sur les mers des larmes
    Sa galère arrache aux ports sans armes
    Les tributs de maux gravant sur les fronts
    Les corps effondrés les traits de l’affront

    Souffrance avide, prédatrice affreuse
    Souvent à l’affût de chairs savoureuses
    Tu as déployé ta toile araignée
    Sur un empire pour toujours saigner


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    Lui, L'autre

     

    Lui, l’affreux, le rapace
    Aux transports vifs, fugaces
    L’oeil perçant, dent vorace
    A l’affût, faim tenace
    Le coeur, il tourmente d’appétits versatiles

    Ce pervers vil, sordide
    Qui convoite en avide
    Possessif impavide
    Fin en tours, le perfide
    L’âme, il empoisonne dans les gouffres hostiles

    Ce dément ténébreux
    Hibernant fiévreux
    de son être Amoureux
    Aimant jouir, songe-creux
    l’esprit, il occupe de soucis vains futiles

    Lui, l’incube émotif
    Cet autre primitif
    Prédateur instinctif
    C’est l’Ego combatif
    Ce double très subtil, cette image infantile



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  • Mon esquif a touché un sol miraculeux
    Peuplé de fruits juteux aux saveurs euphoriques
    De fleurs d'or exhalant des parfums exotiques
    Une île où le temps gris joue un air fabuleux

    Sitôt que j’eus goûté aux délices mielleuses
    Humé à pleins poumons les exquises senteurs
    Maints rêves je sentis naître au fin fond du coeur
    Songes divins voilant la destinée fielleuse

    Débuta l’odyssée au sein de l’illusion
    De rêve en chimère de magie en mystère
    Errant de port en mer tel un fou solitaire
    Grisé par la passion le coeur en effusion

    Quand les flots déchaînés vinrent conquérir l’île
    Le charme se perdit mes esprits je repris
    Mais devant le péril par le sort cruel surpris
    Fuyant en vain l'assaut de ces lames hostiles

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