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PUCELLE
Précieuse pucelle
Sous sempiternelle tutelle
Languissante dans la citadelle
Où rôdent mille sentinelles
Tu ne rêves plus de faire la belle
D’une vie de Polichinelle
As-tu perdu la fibre rebelle ?
Est-ce sans appel ?
Ton corps d’algazelle
Sous l’assaut continuel
De privations cruelles
Répand des bouquets sensuels
faisant vibrer
Les cœurs arcs-en-ciel
Des fous romanichels
Aux élans passionnels
Aux dérives obsessionnelles
A qui tu inspires
De voluptueuses villanelles.
Adorable pucelle
Cette nuit inhabituelle
Dans les feux de tes prunelles
Je vois le chevalier providentiel
Ton reflet intemporel
Qui dans son étreinte fusionnelle
T’initieras aux frémissements charnels.
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*Ce n'est pas pour devenir écrivain qu'on écrit. C'est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour . . C'est même chose que d'aimer ou d'écrire. C'est toujours se soumettre à la claire nudité d'un silence. C'est toujours s'effacer.
*C'est très beau d'aller vers un solitaire, cela donne des frissons comme un animal sauvage et doux. Le malheur, c'est que si vous réussissez à attraper un solitaire,vous le perdez, il n'est plus seul.
*Les vrais artistes trouvent leur force dans ce qui les accable. D'un empêchement à vivre, ils font une grâce.
*Pour s'éprendre d'une femme, il faut qu'il y ait en elle un désert, une absence, quelque chose qui appelle la tourmente, la jouissance. Une zone de vie non entamée dans sa vie, une terre non brûlée, ignorée d'elle-même comme de vous.
*On lit comme on aime, on entre en lecture comme on tombe amoureux: par espérance, par impatience. [...] trouver le sommeil dans un seul corps, toucher au silence dans une seule phrase
*Comment sortir de soi? Parfois cette chose arrive, qui fait que nous ne sommes plus enfermés: un amour sans mesure. Un silence sans contraire. La contemplation d'un visage infini, fait de ciel et de terre.
*Aimer quelqu'un, c'est le dépouiller de son âme, et c'est lui apprendre ainsi - dans ce rapt - combien son âme est grande, inépuisable et claire. Nous souffrons tous de cela: de ne pas être assez volés. Nous souffrons des forces qui sont en nous et que personne ne sait piller, pour nous les faire découvrir.
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Un rat - Des goûts
Un cas - Des colles
Un pont - Des râbles
Un flagrant - Des lits
Une voiture - Des mares
Un évier - Des bouchers
Un scout - Des brouillards
Un bond - Des buts
Une dent - Des chaussées
Un air - Des confits
Un beau - Des cors
Un mur - Des crépis
Un vrai - Des dalles
Un valet - Des curies
Une passagère - Des faïences
Un drogué - Des foncés
Une jolie - Des gaines
Un crâne - Des garnis
Un frigo - Des givrés
Une moue - Des goûters
Un brusque - Des luges
Un ministre - Des missionnaires
Une grosse - Des panses
Un propos - Des placés
Une cinglante - Des routes
Un fâcheux - Des agréments
Un patron - Des spots
Un délicieux - Des cerfs
Une bande - Des cinés
Un sirop - Des râbles
Un argent - Des tournées
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Mieux vaut écrire pour soi et n'avoir pas de public plutôt que d'avoir un public et ne plus être soi-même.
Cyril Conroy
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Par nomade* dans MES POEMES D'AMOUR le 6 Janvier 2012 à 21:55

MON ARC-EN-CIEL
Les pensées bleues fondent
Dans une mer grise
Remontent à la surface
Tels des écueils d’argent.
Les rêves aux reflets verdoyants
Assaillis par l’instinct aveuglant
Se muent dans la nuit noire
En fratras de lambeaux avachis
Le coeur en déroute
par le manque écorché
peine à hiberner
dans la blancheur hivernale
Mais le pouvoir de ton Amour
Elixir aux euphoriques sortilèges
Ramène la magie du printemps
Un mot, un sourire et tout resplendit
Avec la passion s’évaporent
Les brumes voilant les tuniques de l’âme
Le cœur palpitant sous l’impulsion
Epouse la splendeur de ton arc-en-ciel
Hors du Temps, tel un vol nuptial
Tu entraînes mon être en transe
Vers les sphères éthérées
Où les amants enchaînés
se repaîssent et s’apaisent
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